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Rapport annuel DGAFP : focus sur le bien-être psychologique des agents de la fonction publique en 2023

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Chaque année la Direction générale de l'administration et de la fonction publique (DGAFP) publie un rapport sur l'état de la fonction publique. Il présente des vues d'ensemble thématiques : évolution des effectifs, caractéristiques des agents, flux de personnels, rémunérations, formation professionnelle, conditions de travail ...

La dernière édition comprend un dossier spécifique consacré au bien-être psychologique des agents de la fonction publique en 2023. Nous proposons ici un focus sur les éléments clés de ce dossier.

Introduction


En 2023, 28% des agents de la fonction publique déclaraient un épanouissement psychologique, 54% un bien-être satisfaisant et 19% présentaient des symptômes dépressifs. Ces résultats, issus de l'enquête Baromètre santé 2022 menée par Santé publique France auprès de 25 000 agents, soulignent une situation meilleure que dans le secteur privé (épanouissement 25%, bien-être satisfaisant 46%) mais révèlent des disparités marquées par sexe, âge et métier.

Chiffres clés globaux
L'étude positionne huit agents sur dix en bonne santé perçue, avec un bien-être psychologique mesuré via l'échelle de Warwick-Edinburgh (évaluant affect positif, fonctionnement psychologique et relations sociales).

  • 28% : épanouissement psychologique (émotions positives et relations épanouissantes).
  • 54% : bien-être satisfaisant ou supérieur (vs 46% secteur privé).
  • 19% : symptômes dépressifs (perte d'intérêt, tristesse persistante).

Ces taux reflètent une résilience relative dans la fonction publique malgré les contraintes organisationnelles.

Disparités par sexe et âge

1. Les femmes présentent plus souvent un risque de « symptômes dépressifs », à tous âges : 

  • La proportion de femmes obtenant un score de bien-être psychologique « satisfaisant » est plus élevée que celle des hommes (56 %, contre 50 %), en revanche, les hommes sont plus souvent identifiés comme « épanouis » (35 %, contre 24 %),
  • Les femmes présentent un risque plus important de « symptômes dépressifs » (21 %, contre 16 %).

 

2. Les salariés de 30 à 49 ans ont plus souvent un risque de « symptômes dépressifs » que les moins de 30 ans

  • À profil identique en termes d’âge, d’employeur ainsi que de profession et catégorie socioprofessionnelles, les femmes ont 1,3 fois plus de risque d’obtenir un score de bien-être psychologique synonyme de risque de « symptômes dépressifs » comparativement aux hommes.
  • Ce risque augmente également avec l’âge : les personnes âgées de 30 à 49 ans ont environ 1,3 fois plus de risque d’obtenir un score indiquant des « symptômes dépressifs » que les moins de 30 ans, et il est 1,4 fois plus élevé pour les 50 ans ou plus
  • En ce qui concerne la catégorie socioprofessionnelle, les employés présentent un risque significativement plus élevé d’obtenir un score de bien-être psychologique relatif aux « symptômes dépressifs » que les cadres et les professions intellectuelles supérieures. 

Analyse par métiers

Présentation des disparités par métiers

Les métiers relationnels (enseignement) et administratifs affichent les taux les plus élevés de mal-être, tandis que les métiers manuels (ouvriers) ou sécuritaires (policiers, militaires, pompiers) bénéficient d'une protection relative. 

=> Pour visualiser ou télécharger le rapport : https://www.espace-droit-prevention.com/outils/qvct/rapport-annuel-sur-letat-de-la-fonction-publique-edition-2025